Hollande a oublié ses trains...

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Hollande a oublié ses trains...

C'était il y a deux ans, le 24 avril 2012. François Hollande candidat à la Présidence de la République lâchait. "Oui je prendrai le train. (...) Il n'y a pas besoin d'un cortège, pas besoin de protection au delà de ce qui est nécessaire". C'est dit le futur Président normal se déplacera par le rail, et non par les avions privés "bling-bling" de la Présidence empruntés par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.

Le slogan a du plomb dans l'aile aujourd'hui. Sans même compter le tout premier déplacement du Président fraîchement élu (le soir de son élection, François Hollande était revenu en avion privé de Tulle pour rejoindre Paris, ce qui avait provoqué polémique), il n'aura pas fallu longtemps pour que François Hollande revienne sur sa promesse. En janvier 2013, le chef de l'Etat prenait l'avion pour se rendre à Lille, pourtant éloigné de 200 km de la capitale... A l'époque, l'Elysée justifiait ces déplacements par le conflit au Mali, une "situation exceptionnelle", rendant "indispensable que le président de la République, chef des armées, puisse rentrer plus vite à Paris".

Las, l'avion est devenu régulier, jusqu'aux municipales de mars dernier, où François Hollande alla voter à Tulle en avion, aller-retour estimé à 15000 euros, sans compter le bilan C02. L'anormalité reprend toujours le dessus...

Rendons justice au Président, qui a décidé de prendre la voiture pour aller voter à Tulle pour les élections européennes. Soit 10 heures de voiture dans une journée, et des embouteillages en revenant sur Paris... Entre perte de temps et impact écologique (moins fort que l'avion bien sûr, mais la DS5, certes hybride, sollicite avant tout son diesel sur autoroute! ), l'exercice de communication laisse songeur.

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