Tout et son contraire

Publié le par Maxime Amiot

Pragmatisme, culot, cynisme ? On est souvent frappé de voir à quel point certains politiques sont capables de changer leur discours à quelques années d'intervalle. Petit zoom sur deux exemples tirés de l'actualité de ce mois de décembre

D'abord sur la loi Macron, actuellement portée par le gouvernement Hollande, qui souhaite instaurer 12 dimanche travaillés le dimanche par an.

En 2008 alors que Nicolas Sarkozy souhaitait lui-même réformer en ce sens, la position du PS était pourtant sans équivoque. "Effet nul sur la croissance", "fausse liberté pour les salariés", "modèle de société inacceptable" indiquaient le communiqué de l'époque et le clip réalisé par le groupe parlementaire PS.

Autre exercice d'acrobatie politique, celui des visites présidentielles aux dictateurs. En septembre 2011, le parti socialiste dénonçait le voyage de Nicolas Sarkozy au Kazakhstan, dirigé par le Président-dictateur Noursoultan Nazarbaiëv. Un voyage guidé par des "motivations commerciales dictées par les grands groupes industriels au détriment du respect de la démocratie" fustigeait alors le PS.

Trois ans plus tard, début décembre 2014, François Hollande, devenu Président de la République, est à son tour reçu par le Président kazakh. Et dans le communiqué de l'Elysée, pas une seule référence à la démocratie mais un objectif fixé à la France : devenir le troisième investisseur étranger au Kazakhstan d'ici 2050...

On pourrait multiplier les exemples de part et d'autre de l'échiquier politique. Mais quand même, quel culot...

Tout et son contraire

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